Au regard de la participation aux dernières élections, l’Union Européenne interroge, indiffère, ou déplaît. Lorsque l’on parle de l’Europe dans les médias grand public, c’est pour en souligner ses échecs. Pourtant, l’Europe est bien présente dans notre quotidien.

Il y a de manière générale un problème d’information sur les impacts de l’Europe, et les européens ont le sentiment que les questions européennes sont l’objet de technocrates, éloignées de leur quotidien. Ce qui aboutit in fine au sentiment que la construction européenne se fait sans eux.

Cette image que s’est peu à peu forgée l’Europe, renforcée par un contexte de crise et un climat anxiogène, a fait naître un élan « d’euroscepticisme », voire parfois une remise en cause de l’existence de cette union. La montée du Front national en France, le mouvement UKIP au Royaume-Uni, les élans d’indépendance écossais et catalans, confirment que le courant eurosceptique est, plus que jamais, actuel et multigénérationnel.

Pourtant, le courant opposé, les « pro-européens » persistent dans la construction de cette communauté, arguant la force de la diversité et de la cohésion dans un monde globalisé et dominé par des puissances de plus en plus fortes.

Au milieu de ces débats sur l’essence même de l’Europe : cinq cent millions d’européens, 28 pays, 24 langues officielles, et autant de cultures. Parmi ces européens, il y a une catégorie de population pour laquelle l’Europe serait une évidence : celle des jeunes. Pour autant, c’est celle qui s’est le moins déplacée dans les urnes lors des dernières élections européennes.

Alors, dans une période où l’identité électrise les débats, plusieurs questions se posent : Quelle perception les citoyens ont-ils de l’Europe, et notamment les jeunes ? Qu’apporte l’Union européenne dans leur vie quotidienne ? En sont-ils relativement conscients ? Quelles sont leurs attentes ? Cette diversité peut-elle nous réunir ?

Ces questions sont à la base du projet Europe Next Door. Celui d’aller à la rencontre des jeunes citoyens qui forment l’Europe et d’étudier, au-delà des frontières et des aspects technocratiques des débats, les réalités et les attentes de nos voisins frontaliers.