Entendons par « jeunesse » les citoyens âgés de 18 à 30 ans. Les études montrent que pour la jeunesse, l’Europe serait une évidence. Celle-ci a grandi avec l’affaiblissement des frontières ; elle constituerait ainsi un public favorable à l’idée d’Europe. Pourtant, plus de 70% d’entre eux n’ont pas voté aux dernières élections européennes. Ce paradoxe apparent est à la base du choix de cette cible.

Fragilisée par la situation économique actuelle, la jeunesse est partagée entre la désillusion du présent et la projection vers un avenir meilleur, avec l’espoir d’une société idéale. Certains associent ces aspirations à la création d’un projet européen qui prendrait en compte leurs attentes et y répondrait au quotidien.

De nombreux dispositifs européens existent pour la jeunesse. Mais il y a un réel manque de visibilité. Par exemple, le programme Erasmus est depuis le 1er janvier 2014 ouvert à l’ensemble des populations, et plus seulement les étudiants, mais, l’information ayant été peu relayée dans les médias, peu de jeunes le savent.

La jeunesse constitue également l’avenir de l’Europe. On parle souvent de « génération Y ». Ce concept, qui trouve ses fondements dans le marketing, cache toutefois de grandes disparités. On dit que la jeunesse est individualiste, peu politisée, en conflit avec ses aînés… autant de préjugés qu’il apparaît intéressant de confronter sur le terrain.