Diplômée du BBA La Rochelle en 2011, Mathilde est installée depuis trois ans et demi à Londres. Aujourd’hui, elle est Category manager pour American Express, et prépare un projet de tour du monde pour l’année 2016.

Si Mathilde a choisi le BBA La Rochelle, c’est parce qu’elle voulait absolument partir à l’étranger pendant ses études, et c’était le programme qui lui offrait le plus de temps hors France. Après avoir effectué un séjour à Malte, c’est au Mexique qu’elle a passé son année d’expatriation.

« C’était vraiment une année exceptionnelle. C’était la première fois que j’allais au Mexique. On était huit étudiants de Sup de Co. Nous avons été très bien accueillis. C’était très enrichissant sur le plan humain, et on a appris la langue très facilement. »

Après avoir amélioré son niveau d’espagnol, Mathilde souhaitait en faire de même avec son anglais. Alors en dernière année, elle fait son stage à New-York.

« J’ai fait mon stage chez Bernardo, de la porcelaine de Limoges. J’étais assistante de la directrice vente, je travaillais une partie du temps dans la boutique, en plein Manhattan, et l’autre partie dans les bureaux où j’aidais à gérer les stocks. C’était aussi une super expérience. Mais je me suis aussi rendu compte que je ne voulais pas travailler dans le luxe, ni dans la vente. Je préférais me centrer sur les achats. »

Elle poursuit donc ses études par un master spécialisé en achats internationaux. C’est dans ce cadre qu’elle se rend à Londres, pour son stage de fin d’étude chez Reckitt Benckiser. Un petit portefeuille d’achats lui est confié. A l’issu de son stage, elle est embauchée. Il y a deux ans, elle rejoint American Express en tant que Category manager.

Emploi et multiculturalisme  

Ce qui a fait la différence dans sa recherche d’emploi à Londres, ce sont les langues. « Cela impressionne toujours les Anglais que l’on soit capable de passer d’une langue à l’autre, car c’est très rare qu’ils parlent d’autres langues. » Dans chacun de ses postes, elle a su s’intégrer facilement, et cela grâce à ses expatriations.

« J’ai rencontré plein de personnes géniales, cela m’a apporté une ouverture d’esprit que je n’avais pas forcément avant. Cela a développé ma curiosité, m’a rendu plus ouverte et plus tolérante aux différentes cultures et modes de vie. »

Son équipe actuelle regroupe des Anglais, des Indiens et Espagnols. « C’est ce que je cherchais, tu n’as même pas besoin de voyager, cela t’apporte tellement au quotidien. »

Un tour du monde en 2016 

Pour Mathilde, partir à l’étranger une fois au moins dans sa vie devrait être obligatoire.

« Que ce soit dans ton cursus scolaire ou dans ton travail, ça apporte tellement. Cela te fait changer la vision que tu as de toi-même et des autres. Cela te fait ouvrir les yeux sur beaucoup de choses. A l’école, je me souviens qu’après notre année d’expatriation, quand on s’est retrouvé à La Rochelle, tout le monde avait changé en bien, tout le monde était plus sympa, plus ouvert, plus cool. »

Toujours avide de découverte, Mathilde est en préparation d’un tour du monde. Les billets d’avion sont déjà réservés et l’itinéraire est défini. En 2016, elle parcourra l’Inde du nord, l’Asie du sud-est, la Chine, les Philippines, l’Australie, la Nouvelles Zélande et l’Amérique du Sud. « Cela fait un moment que j’ai ce projet en tête et je pense que c’est le bon moment » explique-t-elle.

Son objectif : découvrir les cultures locales.

« Je vais essayer de passer le maximum de nuits chez l’habitant pour être capable de raconter comment ils vivent dans ces pays, et être baignée dans la culture locale. »

L’Europe pour la mobilité  

Si le Royaume-Uni serait a priori eurosceptique, Mathilde pense que ceux qu’elle côtoie ont plutôt un regard positif vis-à-vis de l’Europe. Elle-même se sent complètement européenne.

« Je comprends la position des Anglais lorsqu’ils veulent protéger leur monnaie, mais d’un point de vue pratique, prendre l’avion de Paris à Madrid se fait très facilement, alors que pour entrer en Angleterre, il faut montrer trois fois son passeport. Et je trouve cela dommage. Avec la libre circulation en Europe, je me sens européenne. »